{"id":30764,"date":"2026-09-08T04:00:00","date_gmt":"2026-09-08T02:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/?p=30764"},"modified":"2026-09-07T15:12:49","modified_gmt":"2026-09-07T13:12:49","slug":"les-mauvaises-nouvelles-sil-vous-plait","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/les-mauvaises-nouvelles-sil-vous-plait\/","title":{"rendered":"Les mauvaises nouvelles, s&rsquo;il vous pla\u00eet"},"content":{"rendered":"<div class=\"ccfic\"><span class=\"ccfic-text\">La seule chose qui int\u00e9resse Wall Street, c'est le prix de l'argent.<\/span><\/div>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Cette semaine, Wall Street a accueilli un rapport solide sur le march\u00e9 du travail comme une catastrophe et s&rsquo;est redress\u00e9e gr\u00e2ce aux paroles rassurantes d&rsquo;un \u00ab colombe \u00bb ainsi qu&rsquo;\u00e0 des chiffres de l&rsquo;inflation inchang\u00e9s, car la seule chose qui l&rsquo;int\u00e9resse encore, c&rsquo;est le co\u00fbt de l&rsquo;argent. Pendant ce temps, l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle, sur laquelle cet argent porte pr\u00e9judice, du diesel am\u00e9ricain aux usines europ\u00e9ennes, s&rsquo;effrite discr\u00e8tement<\/strong>.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur chaque march\u00e9, il existe un signe plus r\u00e9v\u00e9lateur que n&rsquo;importe quelle pr\u00e9vision : c&rsquo;est le moment o\u00f9 la masse commence \u00e0 acclamer les mauvaises choses. Cette semaine, elle s&rsquo;est r\u00e9jouie, puis elle a c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la panique, et l&rsquo;ordre dans lequel ces \u00e9v\u00e9nements se sont succ\u00e9d\u00e9 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 toute la man\u0153uvre. Jeudi, un responsable de rang relativement modeste de la R\u00e9serve f\u00e9d\u00e9rale, l\u2019une de ses voix les plus mod\u00e9r\u00e9es, a d\u00e9clar\u00e9 que s\u2019il n\u2019en tenait qu\u2019\u00e0 lui, il maintiendrait les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat inchang\u00e9s ce mois-ci. Le march\u00e9 n\u2019a pas simplement r\u00e9agi \u00e0 cette d\u00e9claration. Il s\u2019est emball\u00e9. Le Nasdaq a bondi de plus d\u2019un pour cent, le dollar s\u2019est affaibli, et pendant quelques heures heureuses, tout allait pour le mieux. Puis, vendredi, la v\u00e9ritable nouvelle est tomb\u00e9e : les \u00c9tats-Unis avaient cr\u00e9\u00e9 162 000 emplois en un mois, soit environ trois fois plus que ce que quiconque avait pr\u00e9vu. Plus d\u2019Am\u00e9ricains au travail, plus de m\u00e9nages disposant d\u2019un revenu. Et le march\u00e9 s\u2019est effondr\u00e9. En relisant ces deux journ\u00e9es l\u2019une apr\u00e8s l\u2019autre, on comprend mieux la situation actuelle que ne le permettrait n\u2019importe quelle analyse d\u2019un strat\u00e8ge. Les bonnes nouvelles se sont transform\u00e9es en mauvaises nouvelles, et la raison en est la seule qui compte encore aujourd\u2019hui. C\u2019est le co\u00fbt de l\u2019argent.<\/p>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Le march\u00e9 qui s&rsquo;en prend au travail<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour constater \u00e0 quel point ce revirement est total, il suffit de comparer les deux journ\u00e9es de cotation c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"906\" height=\"452\" src=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-market-that-fears.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-30735\" srcset=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-market-that-fears.png 906w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-market-that-fears-300x150.png 300w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-market-that-fears-768x383.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jeudi, un repr\u00e9sentant des \u00ab colombes \u00bb a tenu des propos rassurants, et les cours des actions ont bondi. Vendredi, l&rsquo;\u00e9conomie a affich\u00e9 une \u00e9volution positive, cr\u00e9ant des emplois, et les cours boursiers ont chut\u00e9, car un march\u00e9 du travail solide est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui ravive les arguments en faveur d&rsquo;une hausse des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat le 16 septembre, et la probabilit\u00e9 d&rsquo;une telle hausse est aussit\u00f4t remont\u00e9e \u00e0 plus de soixante pour cent. Entre ces deux jours, le taux d\u2019inflation n\u2019avait pas vari\u00e9 d\u2019un dixi\u00e8me de point ; il s\u2019\u00e9tablissait \u00e0 3,8 %, d\u00e9passant ainsi l\u2019objectif de la Fed pour le 61e mois cons\u00e9cutif. Dans la r\u00e9alit\u00e9, rien n\u2019avait chang\u00e9. Ce qui a chang\u00e9 \u2013 et c\u2019est tout ce qui a chang\u00e9 \u2013, ce sont les co\u00fbts de cr\u00e9dit attendus. Un march\u00e9 dans cet \u00e9tat ne prend plus en compte la prosp\u00e9rit\u00e9 du pays qu\u2019il est cens\u00e9 \u00e9valuer. Il n\u2019est plus qu\u2019un simple instrument r\u00e9gl\u00e9 sur une seule fr\u00e9quence : la prochaine d\u00e9cision concernant le prix de l\u2019argent. Et il en est arriv\u00e9 \u00e0 un point v\u00e9ritablement \u00e9trange o\u00f9 il esp\u00e8re que la situation de ses propres citoyens se d\u00e9t\u00e9riore l\u00e9g\u00e8rement, afin que l\u2019argent reste un peu moins cher. Il existe un terme pour d\u00e9signer une \u00e9conomie dont le march\u00e9 boursier \u0153uvre tacitement \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019emploi, et ce n\u2019est pas un terme flatteur.<\/p>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Cela n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 une question d&rsquo;\u00e9conomie<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il convient de pr\u00e9ciser ce qui a r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine de cette situation, car de nombreux commentaires, \u00e9mis avec assurance, se sont accroch\u00e9s \u00e0 une cause erron\u00e9e. On vous dira que les taux obligataires ont grimp\u00e9 \u00e0 5 % et ont ainsi presque atteint leur plus haut niveau depuis pr\u00e8s de deux ans, parce que le monde a enfin pris conscience de la dette am\u00e9ricaine, de la guerre dans le Golfe ou du d\u00e9ficit budg\u00e9taire. Or, rien de tout cela n\u2019est nouveau. La dette a franchi la barre des quarante mille milliards de dollars il y a plusieurs semaines et \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 colossale bien avant cela ; la guerre a connu des flamb\u00e9es et des accalmies pendant un an ; le d\u00e9ficit budg\u00e9taire est un scandale depuis une d\u00e9cennie. Alors que le rendement des obligations \u00e0 dix ans \u00e9tait encore inf\u00e9rieur \u00e0 4 % cet hiver, chacun de ces faits \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u2019actualit\u00e9. Ce qui a chang\u00e9 depuis est plus sp\u00e9cifique et plus r\u00e9v\u00e9lateur. En l\u2019espace de quelques mois, les anticipations du march\u00e9 sont pass\u00e9es d\u2019une baisse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat par la Fed \u00e0 une hausse \u2013 peut-\u00eatre m\u00eame \u00e0 plusieurs reprises \u2013 et ce revirement \u00e0 lui seul explique la majeure partie de la hausse d\u2019un point de pourcentage sur l\u2019obligation \u00e0 dix ans. La hausse des rendements ne constitue pas un jugement sur les finances de la R\u00e9publique. Il s\u2019agit de la r\u00e9\u00e9valuation d\u2019une seule variable \u2013 la ligne de conduite attendue d\u2019un comit\u00e9 \u2013 qui confirme le diagnostic plut\u00f4t que de le compliquer. La seule chose sur laquelle ce march\u00e9 \u00e9volue dans les deux sens, c\u2019est le prix de l\u2019argent.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"906\" height=\"452\" src=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Priced-for-cus.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-30736\" srcset=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Priced-for-cus.png 906w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Priced-for-cus-300x150.png 300w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Priced-for-cus-768x383.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/figure>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Ce pour quoi un pr\u00eateur est r\u00e9ellement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Laissons de c\u00f4t\u00e9 la Fed un instant, car la partie de la hausse imputable \u00e0 la guerre est la seule qui n\u2019ait aucun rapport avec cette institution, et il vaut la peine de l\u2019examiner s\u00e9par\u00e9ment. Un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat obligataire est, sans jargon technique, tout simplement le prix du cr\u00e9dit. C\u2019est ce qu\u2019un emprunteur doit payer pour convaincre quelqu\u2019un de lui pr\u00eater de l\u2019argent d\u00e8s maintenant, d\u2019attendre le remboursement et d\u2019assumer le risque de ne jamais le r\u00e9cup\u00e9rer. Lorsqu\u2019une guerre \u00e9clate et que ce co\u00fbt augmente, la raison \u00e9vidente, celle \u00e0 laquelle tout le monde recourt imm\u00e9diatement, est la suivante : les combats font grimper le prix du p\u00e9trole, le p\u00e9trole alimente l\u2019inflation, et un pr\u00eateur qui s\u2019attend \u00e0 \u00eatre rembours\u00e9 avec une monnaie qui aura perdu de la valeur exige, en toute logique, un montant plus \u00e9lev\u00e9. Mais il existe une deuxi\u00e8me raison, plus discr\u00e8te et plus r\u00e9v\u00e9latrice, qui concerne pr\u00e9cis\u00e9ment ce pour quoi un pr\u00eateur est r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 : en tenir compte. Il est r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 pour demander \u00e0 quoi est destin\u00e9 l\u2019emprunt.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En th\u00e9orie, et bien souvent dans la pratique \u00e9galement, un \u00c9tat contracte des emprunts pour construire quelque chose. Il contracte des emprunts pour construire des routes et des voies ferr\u00e9es, d\u00e9velopper le r\u00e9seau \u00e9lectrique, agrandir le port et financer le laboratoire, et le but de cet endettement r\u00e9side pr\u00e9cis\u00e9ment dans le fait qu\u2019il stimule l\u2019\u00e9conomie, de sorte que l\u2019emprunt finisse par se rembourser de lui-m\u00eame. Un tel emprunt n\u2019est pas un fardeau, mais un investissement, et un pr\u00eateur ne devrait exiger que peu en contrepartie. Les dettes de guerre sont exactement le contraire. Elles ne cr\u00e9ent rien qui puisse jamais stimuler la croissance \u00e9conomique de la nation qu\u2019elles doivent servir. Elles remplissent les carnets de commandes des entreprises qui fabriquent les armes et \u2013 soyons honn\u00eates \u2013 les poches des hommes qui attribuent les march\u00e9s ; ensuite, l\u2019argent est d\u00e9pens\u00e9 et dispara\u00eet, et il ne reste plus que la facture. Un pr\u00eateur a raison d\u2019exiger davantage pour de l\u2019argent dont il soup\u00e7onne qu\u2019il sera gaspill\u00e9 plut\u00f4t qu\u2019investi. Non pas parce que la montagne de dettes a soudainement augment\u00e9, mais parce que sa nature a chang\u00e9. Telle est la r\u00e9ponse honn\u00eate \u00e0 l\u2019affirmation actuellement en vogue selon laquelle le march\u00e9 obligataire aurait enfin pris conscience du d\u00e9ficit am\u00e9ricain. Ce n\u2019est pas le cas. Ce que la hausse de la prime de risque atteste tacitement, ce n\u2019est pas le montant de la dette, mais le soup\u00e7on grandissant que la partie la plus r\u00e9cente de celle-ci est contract\u00e9e dans le seul but de ne jamais pouvoir la rembourser.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et pourtant, un analyste rigoureux se doit de porter un jugement plus juste sur l\u2019Am\u00e9rique que ne le permettent ses d\u00e9tracteurs, car les critiques \u00e0 son \u00e9gard peuvent \u00eatre fortement exag\u00e9r\u00e9es. Malgr\u00e9 tous leurs emprunts, les \u00c9tats-Unis continuent de cro\u00eetre, ce qui est plus que ce que parviennent \u00e0 faire la plupart de leurs concurrents, et ils conservent toujours leur r\u00f4le de pionniers. L\u2019intelligence artificielle \u2013 malgr\u00e9 la bulle qui l\u2019entoure \u2013, les puces \u00e9lectroniques, les fus\u00e9es et le retour dans l\u2019espace, autant d\u2019outils de travail pour le demi-si\u00e8cle \u00e0 venir, sont d\u00e9velopp\u00e9s l\u00e0-bas et presque nulle part ailleurs. Un pays qui continue d\u2019inventer l\u2019avenir peut supporter un lourd fardeau de dette, car l\u2019avenir est en soi une sorte de garantie, et l\u2019Am\u00e9rique, malgr\u00e9 ses folies, n\u2019a pas cess\u00e9 de l\u2019inventer.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 vrai dire, on ne peut pas transposer cela de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Atlantique. L\u2019Europe s\u2019est retrouv\u00e9e dans la situation f\u00e2cheuse d\u2019accumuler des dettes sans dynamique. Elle contracte des emprunts, pour l\u2019essentiel, non pas pour construire l\u2019avenir, mais pour amortir le confort du pass\u00e9, et elle ne dispose ni de la croissance ni des secteurs d\u2019avenir n\u00e9cessaires pour rembourser ces emprunts \u00e0 leur \u00e9ch\u00e9ance. On peut pardonner \u00e0 un continent d\u2019avoir une montagne de dettes s\u2019il ach\u00e8te ainsi son avenir. L\u2019Europe se contente trop souvent de louer son pass\u00e9.<\/p>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">La moiti\u00e9 de l&rsquo;inflation, sur laquelle personne ne peut se prononcer<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce serait une fa\u00e7on supportable de g\u00e9rer un casino si ce sur quoi tout le monde sp\u00e9cule correspondait effectivement \u00e0 ce qui compte vraiment. Mais ce n\u2019est pas le cas. Alors que les \u00e9crans s\u2019acharnent \u00e0 d\u00e9terminer si l\u2019argent co\u00fbtera un quart de point de plus ou de moins, l\u2019inflation, qui s\u2019acc\u00e9l\u00e8re bel et bien, a atteint un stade o\u00f9 aucune commission ne peut l\u2019atteindre.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"906\" height=\"340\" src=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-bill-no-one.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-30737\" srcset=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-bill-no-one.png 906w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-bill-no-one-300x113.png 300w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-bill-no-one-767x288.png 767w\" sizes=\"auto, (max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le prix du diesel am\u00e9ricain vient d&rsquo;atteindre un record historique \u2013 pr\u00e8s de cinq dollars et soixante cents le gallon \u2013, et la marge r\u00e9alis\u00e9e par un raffineur lors de la transformation du p\u00e9trole brut en diesel a \u00e9galement atteint un niveau record : plus de cent dollars par baril au-dessus du prix du p\u00e9trole. Les raffineries fonctionnent \u00e0 96 % de leur capacit\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 plein r\u00e9gime, sans aucune marge de man\u0153uvre pour reconstituer les stocks \u2013 alors que le mois de septembre est normalement destin\u00e9 \u00e0 cette op\u00e9ration.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aucun de ces \u00e9l\u00e9ments ne rel\u00e8ve de la politique mon\u00e9taire, et aucun taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat n&rsquo;a d&rsquo;influence sur eux. C&rsquo;est le diesel qui permet de transporter les marchandises vers les magasins et les r\u00e9coltes depuis les champs ; il se r\u00e9percute donc \u2013 avec quelques semaines de retard \u2013 sur la hausse des prix de presque tout et vient s&rsquo;ajouter \u00e0 une r\u00e9colte c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re d\u00e9j\u00e0 affaiblie par la guerre et la s\u00e9cheresse. C\u2019est la moiti\u00e9 de l\u2019inflation sur laquelle la Fed n\u2019a aucun contr\u00f4le \u2013 la moiti\u00e9 qui se traduit en barils et en boisseaux plut\u00f4t qu\u2019en salaires, et c\u2019est cette moiti\u00e9-l\u00e0 qui augmente. Et c\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side le pi\u00e8ge dans lequel le nouveau pr\u00e9sident s\u2019est fourvoy\u00e9. Il semble se pr\u00e9parer \u00e0 rendre la monnaie plus ch\u00e8re pour lutter contre une inflation qui jaillit des gisements de p\u00e9trole, et ce dans une \u00e9conomie qui, au-del\u00e0 des gros titres sur les chiffres de l\u2019emploi, n\u2019est pas si solide que cela. Si l\u2019on fait abstraction du boom dans le secteur de l\u2019intelligence artificielle, la croissance am\u00e9ricaine s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 un peu moins d\u2019un pour cent et demi, sans augmentation nette de l\u2019emploi sur l\u2019ensemble de l\u2019ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e et avec un march\u00e9 immobilier qui, depuis des mois, est discr\u00e8tement \u00e0 l\u2019arr\u00eat. Dans ce contexte, resserrer la politique mon\u00e9taire pour contrer un choc des prix qu\u2019un resserrement ne peut pas r\u00e9soudre n\u2019est pas forc\u00e9ment courageux. C\u2019est le genre de mesure qui suscite des applaudissements dans la salle de r\u00e9union et qui sera regrett\u00e9e pendant des ann\u00e9es dans le pays.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et elle ne passera pas rapidement, quoi qu\u2019on puisse encore nous dire, car les forces qui la sous-tendent sont de nature structurelle et non saisonni\u00e8re. Environ quatre-vingts pour cent des livraisons agricoles sont transport\u00e9es au diesel ; les engrais, cet autre facteur de production essentiel, \u00e9taient cette ann\u00e9e inabordables pour sept agriculteurs am\u00e9ricains sur dix ; et le cheptel bovin national a atteint son niveau le plus bas depuis soixante-quinze ans. Ce dernier chiffre est plus important qu\u2019il n\u2019y para\u00eet, car un cheptel ne se reconstitue pas du jour au lendemain. Il faut pr\u00e8s de quatre ans pour que la d\u00e9cision d\u2019\u00e9lever davantage de bovins se traduise par de la viande dans les rayons. En d\u2019autres termes : la hausse des prix des denr\u00e9es alimentaires n\u2019est pas une augmentation temporaire qui s\u2019inversera au cours du prochain trimestre ; elle est appel\u00e9e \u00e0 perdurer pendant les prochaines ann\u00e9es en raison de la dur\u00e9e m\u00eame des cycles qui y sont li\u00e9s. Il convient de le dire clairement, car on va bient\u00f4t vous affirmer le contraire. Les m\u00eames institutions qui vous ont assur\u00e9 que la derni\u00e8re vague d\u2019inflation \u00e9tait temporaire \u2013 en premier lieu la Banque centrale europ\u00e9enne et son pr\u00e9sident \u2013 vous assureront que c\u2019est \u00e9galement le cas cette fois-ci. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, elles se sont tromp\u00e9es \u2013 ce qui nous a co\u00fbt\u00e9 cher pendant des ann\u00e9es \u2013, et rien dans l\u2019\u00e9quation compos\u00e9e du p\u00e9trole, des engrais et d\u2019un cheptel bovin en baisse n\u2019indique qu\u2019elles auront raison cette fois-ci. Bien s\u00fbr, elles peuvent sans cesse ajuster le panier de consommation et remplacer discr\u00e8tement le steak par du poulet, et le poulet par des conserves, afin que les chiffres publi\u00e9s concordent. Ce qu\u2019elles ne peuvent toutefois pas faire, c\u2019est r\u00e9\u00e9valuer le contenu r\u00e9el du caddie \u00e0 la caisse. On peut peut-\u00eatre manipuler un indice pendant un certain temps. Mais on ne peut pas mentir ind\u00e9finiment \u00e0 un m\u00e9nage sur le co\u00fbt de son alimentation.<\/p>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Pendant ce temps, un continent se referme en silence<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si vous souhaitez voir \u00e0 quoi ressemble l\u2019\u00e9conomie r\u00e9elle d\u00e8s que le flot d\u2019argent bon march\u00e9 se sera v\u00e9ritablement tari, ne vous tournez pas vers Wall Street, o\u00f9 l\u2019on se dispute encore sur la temp\u00e9rature de l\u2019eau. Tournez-vous vers l\u2019Europe, o\u00f9 la mer s\u2019est visiblement retir\u00e9e. Le discours officiel y fait \u00e9tat d\u2019une l\u00e9g\u00e8re reprise : la production industrielle dans la zone euro a augment\u00e9 d\u2019un dixi\u00e8me de pour cent le mois dernier, et les commentateurs s\u2019y sont accroch\u00e9s avec gratitude. Si l\u2019on y regarde de plus pr\u00e8s \u2013 ce que presque personne ne fait \u2013, ce chiffre s\u2019effrite entre nos mains. Ce dixi\u00e8me de pour cent se rapporte \u00e0 un seul mois, le meilleur des six derniers, et les statisticiens eux-m\u00eames ont qualifi\u00e9 trois de ces six mois d\u2019estimations et non de donn\u00e9es effectivement relev\u00e9es. Si l\u2019on r\u00e9duit ce chiffre au seul secteur manufacturier, celui-ci a baiss\u00e9 d\u2019un pour cent entier au cours du semestre ; le chiffre global stagnant n\u2019existe que parce que le secteur des services publics \u2013 qui ne repr\u00e9sente que les co\u00fbts li\u00e9s au maintien des services de base \u2013 compense discr\u00e8tement le recul du secteur de la production.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"906\" height=\"368\" src=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Europe-the-recovery.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-30738\" srcset=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Europe-the-recovery.png 906w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Europe-the-recovery-300x122.png 300w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Europe-the-recovery-766x311.png 766w\" sizes=\"auto, (max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Derri\u00e8re ce calme apparent, le probl\u00e8me ne r\u00e9side pas dans le rythme du changement, mais dans la capacit\u00e9 elle-m\u00eame, et cette capacit\u00e9 ne revient pas lorsque la tendance s&rsquo;inverse. L\u2019Allemagne, le c\u0153ur industriel du continent, a supprim\u00e9 124 000 emplois industriels en une seule ann\u00e9e et emploie d\u00e9sormais un quart de million de personnes de moins dans l\u2019industrie qu\u2019avant la derni\u00e8re crise. Pr\u00e8s d\u2019un dixi\u00e8me de la capacit\u00e9 de production chimique totale de l\u2019Europe est vou\u00e9e \u00e0 la fermeture d\u00e9finitive, les nouveaux investissements dans ce secteur ayant recul\u00e9 de pr\u00e8s de 90 %, car sur ce continent, l\u2019\u00e9nergie co\u00fbte ce qu\u2019elle co\u00fbte, et aucune ambition \u00e9cologique, aussi grande soit-elle, ne change quoi que ce soit au calcul d\u2019une entreprise chimique qui est en concurrence avec la c\u00f4te am\u00e9ricaine du golfe du Mexique. La consolation actuellement en vogue, selon laquelle la course \u00e0 l\u2019armement r\u00e9industrialise l\u2019Europe en silence, ne r\u00e9siste pas \u00e0 une confrontation avec les chiffres : la production d\u2019armes allemande a tripl\u00e9 et repr\u00e9sente pourtant moins d\u2019un quart de pour cent de l\u2019industrie manufacturi\u00e8re allemande \u2013 une erreur d\u2019arrondi d\u00e9guis\u00e9e en renaissance. Et la blessure la plus profonde est la plus silencieuse de toutes. L\u2019Allemagne ach\u00e8te d\u00e9sormais davantage de biens d\u2019\u00e9quipement \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire des machines qui fabriquent d\u2019autres machines \u2013 \u00e0 la Chine qu\u2019elle n\u2019en vend \u00e0 ce pays. C\u2019\u00e9tait la derni\u00e8re chose que le mod\u00e8le allemand savait incontestablement mieux faire que n\u2019importe quel autre au monde, et elle a disparu \u2013 et aucune baisse des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat ni aucun droit de douane ne la ram\u00e8nera. Voil\u00e0 \u00e0 quoi ressemble une r\u00e9cession industrielle lorsqu\u2019elle a la politesse de se cacher derri\u00e8re un chiffre de croissance positif. Un pays ou un continent peut afficher un signe \u00ab + \u00bb dans les gros titres, tandis que ce qui l\u2019a pr\u00e9cis\u00e9ment rendu riche est progressivement mis hors service \u2013 usine apr\u00e8s usine. J\u2019ai rassembl\u00e9 l\u2019analyse compl\u00e8te, pays par pays, avec les sources de chaque chiffre et l\u2019indication des donn\u00e9es estim\u00e9es, dans un article s\u00e9par\u00e9 destin\u00e9 \u00e0 tous ceux qui souhaitent consulter les calculs. Vous le trouverez sur mon <a href=\"https:\/\/substack.com\/@ericlefebvre\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Substack<\/a>. <\/p>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">Un refuge n&rsquo;est pas toujours une source de r\u00e9confort<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant de conclure, un mot encore sur ce petit pays au c\u0153ur de tout cela, car sa situation est plus d\u00e9licate que ne le laisse supposer sa r\u00e9putation. Lorsque le monde devient inqui\u00e9tant \u2013 et une inflation tenace, une guerre qui s&rsquo;\u00e9tend et un voisin industriel en pleine d\u00e9liquescence constituent sans doute la combinaison la plus inqui\u00e9tante \u00e0 laquelle les march\u00e9s puissent \u00eatre confront\u00e9s \u2013, l&rsquo;argent cherche refuge, et l&rsquo;un des refuges les plus anciens est le franc suisse. Cela ressemble \u00e0 une v\u00e9ritable aubaine, et c&rsquo;en est effectivement une sur le plan commercial : un franc fort rend les importations moins ch\u00e8res, et la Suisse a su maintenir son inflation \u00e0 un niveau bas alors qu&rsquo;une grande partie de l&rsquo;Occident a perdu le cap. Mais un refuge exige un prix en \u00e9change de ce privil\u00e8ge. Cette m\u00eame fuite vers le franc, qui maintient les prix \u00e0 un niveau bas en Suisse, fait grimper la valeur du franc, et un franc plus cher frappe les exportateurs suisses au pire moment possible, \u00e0 savoir pr\u00e9cis\u00e9ment lorsque leur plus gros client, l\u2019industrie europ\u00e9enne, ferme ses usines les unes apr\u00e8s les autres. Ainsi, la Banque nationale est \u00e0 nouveau pouss\u00e9e vers la d\u00e9cision qu\u2019elle appr\u00e9cie le moins : laisser le franc s\u2019appr\u00e9cier et voir ses propres industriels perdre du terrain, ou vendre des francs pour le maintenir \u00e0 un niveau bas, et ce en imprimant pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019argent dont la raret\u00e9 constitue la raison d\u2019\u00eatre m\u00eame de sa conservation. La Suisse est en train d\u2019importer, par sa propre force, le malaise du monde. Il est flatteur d\u2019\u00eatre l\u2019espace vers lequel tous se ruent. Mais ce n\u2019est pas la m\u00eame chose que de s\u2019y sentir \u00e0 l\u2019aise, et les mois \u00e0 venir mettront clairement cette diff\u00e9rence en \u00e9vidence. Le bilan des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es \u2013 tant par rapport au dollar qu\u2019\u00e0 l\u2019euro \u2013 montre une monnaie qui n\u2019a pratiquement fait que s\u2019appr\u00e9cier, chaque nouvelle nouvelle alarmante \u2013 la guerre en dernier lieu \u2013 lui donnant un nouvel \u00e9lan.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"906\" height=\"430\" src=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-franc-keeps.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-30739\" srcset=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-franc-keeps.png 906w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-franc-keeps-767x364.png 767w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/The-franc-keeps-300x142.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/figure>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"906\" height=\"430\" src=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/And-it-has-passed.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-30740\" srcset=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/And-it-has-passed.png 906w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/And-it-has-passed-300x142.png 300w, https:\/\/www.thebrokernews.ch\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/And-it-has-passed-767x364.png 767w\" sizes=\"auto, (max-width: 906px) 100vw, 906px\" \/><\/figure>\n\n<h6 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 quoi cet argent \u00e9tait-il destin\u00e9 ?<\/h6>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mettons donc les deux moiti\u00e9s de la semaine c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te. \u00c0 New York, le march\u00e9 le plus riche de l\u2019histoire a tressailli \u00e0 la vue de sa propre population trouvant du travail, puis s\u2019est \u00e9vanoui \u00e0 l\u2019\u00e9vocation d\u2019une possible persistance des taux bas, car il avait \u00e9t\u00e9 conditionn\u00e9 \u00e0 ne consid\u00e9rer le monde entier qu\u2019\u00e0 travers le prisme \u00e9troit de la prochaine d\u00e9cision sur les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat. En Europe, les rouages m\u00eames d\u2019une \u00e9conomie prosp\u00e8re sont discr\u00e8tement mis hors service, derri\u00e8re un titre de presse qui a \u00e9t\u00e9 subtilement \u00e9dulcor\u00e9 pour ne plus rien signifier. Ces deux images ne font qu\u2019une. Elles montrent ce qui se passe lorsqu\u2019un march\u00e9 \u2013 et ceux qui l\u2019observent \u2013 confondent le prix de l\u2019argent avec la valeur des choses. L\u2019argent n\u2019est jamais qu\u2019un droit sur des biens r\u00e9els \u2013 sur le diesel, le bl\u00e9, les usines et le savoir-faire n\u00e9cessaire \u00e0 leur exploitation \u2013, et cette ann\u00e9e, ce droit est r\u00e9\u00e9valu\u00e9 d\u2019heure en heure, tandis que les biens eux-m\u00eames se font de plus en plus rares et disparaissent m\u00eame compl\u00e8tement en Europe. Un march\u00e9 qui a appris \u00e0 qu\u00e9mander de mauvaises nouvelles, \u00e0 souhaiter un peu de d\u00e9tresse \u00e0 ses propres citoyens afin que ses cr\u00e9dits restent bon march\u00e9, a oubli\u00e9 \u00e0 quoi l\u2019argent \u00e9tait initialement destin\u00e9. La r\u00e9action la plus sens\u00e9e face \u00e0 une semaine comme celle-ci n\u2019est pas de formuler une nouvelle pr\u00e9vision, car les pr\u00e9visions ne co\u00fbtent pas cher et on en a d\u00e9j\u00e0 en abondance. C\u2019est un changement de perspective. Cessez de lire sur les l\u00e8vres du march\u00e9 pour conna\u00eetre son prochain mot sur le prix de l\u2019argent, et commencez \u00e0 compter les choses auxquelles l\u2019argent ne repr\u00e9sente qu\u2019un droit : les tonneaux, les boisseaux, les machines qui tournent encore, et les mains qui les font encore fonctionner ; car ce sont elles qui conservent leur valeur lorsque le papier est r\u00e9\u00e9valu\u00e9, et ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment ces choses-l\u00e0 qui se font de plus en plus rares. Les \u00e9crans continueront de crier \u00e0 la faiblesse. Quant au reste d\u2019entre nous, nous pouvons aller voir ce qui est r\u00e9ellement construit et ce qui ferme discr\u00e8tement ses portes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Eric Lefebvre<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 lire \u00e9galement : <a href=\"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/un-seul-point-faible-par-eric-lefebvre\/\">Un seul point faible<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette semaine, Wall Street a accueilli un rapport solide sur le march\u00e9 du travail comme une catastrophe et s&rsquo;est redress\u00e9e gr\u00e2ce aux paroles rassurantes d&rsquo;un \u00ab colombe \u00bb ainsi qu&rsquo;\u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":29919,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"_price":"","_stock":"","_tribe_ticket_header":"","_tribe_default_ticket_provider":"","_tribe_ticket_capacity":"0","_ticket_start_date":"","_ticket_end_date":"","_tribe_ticket_show_description":"","_tribe_ticket_show_not_going":false,"_tribe_ticket_use_global_stock":"","_tribe_ticket_global_stock_level":"","_global_stock_mode":"","_global_stock_cap":"","_tribe_rsvp_for_event":"","_tribe_ticket_going_count":"","_tribe_ticket_not_going_count":"","_tribe_tickets_list":"[]","_tribe_ticket_has_attendee_info_fields":false,"footnotes":""},"categories":[9546,12145,9547],"tags":[14886,14837,14806,14848,14842,14845,14850,14841,4069,14846,10763,14849,11200,14844,14599,11202,10019,14843],"class_list":["post-30764","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-colonnes","category-generalites","tag-actualites","tag-american-diesel","tag-amerikanischer-diesel","tag-batiments-industriels-europeens","tag-catastrophe","tag-chiffres-relatifs-a-linflation","tag-disposition","tag-etats-unis","tag-europe","tag-inchange","tag-leconomie","tag-lieu-de-refuge","tag-marche","tag-mauvais","tag-preteur","tag-prix","tag-suisse","tag-taux-dinteret","ownarticle"],"acf":[],"cc_featured_image_caption":{"caption_text":"La seule chose qui int\u00e9resse Wall Street, c'est le prix de l'argent.","source_text":"","source_url":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30764","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30764"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30764\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":30790,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30764\/revisions\/30790"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29919"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30764"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30764"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.thebrokernews.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30764"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}