Dans son dernier podcast, Paul l’assureur établit un parallèle surprenant entre la mythologie aztèque et l’intelligence artificielle : tout comme le dieu à plumes Quetzalcoatl a formé une nouvelle humanité à partir d’os brisés, l’IA pourrait aujourd’hui être en train de créer un nouvel ordre dans le monde des affaires et de l’assurance. Mais la question de savoir à quoi cela aboutira reste ouverte. Tout comme la question de savoir si les humains resteront au centre de tout cela.
Les grandes pyramides de Teotihuacan sont l’un des témoignages les plus impressionnants de la culture préhispanique du Mexique. Mais pour Paul l’assureur, elles sont bien plus qu’un simple site historique. Dans son dernier podcast, il utilise l’ancienne légende de Quetzalcoatl comme métaphore des profonds changements qui affectent actuellement le secteur de l’assurance et la société dans son ensemble.
L’histoire du dieu à plumes raconte comment, après la destruction de l’ancien monde, les os des morts ont été ramenés du monde souterrain afin d’être utilisés pour créer une nouvelle vie. Mais les os étaient brisés et incomplets. Les personnes créées à partir d’eux étaient différentes, imparfaites et uniques. C’est précisément là que Paul voit un parallèle avec notre époque.
Le vieux monde commence à vaciller
L’ordre existant est soumis à une pression croissante. Les institutions stables depuis des décennies perdent leur fiabilité et les processus sont remis en question par la numérisation et les bouleversements technologiques. Le secteur de l’assurance en particulier, traditionnellement caractérisé par la réglementation, la prévisibilité et la réflexion à long terme, est confronté à de profonds changements. Bien que beaucoup reconnaissent les changements, ils restent figés dans des routines familières.
Quand l’intelligence artificielle devient créatrice
L’intelligence artificielle est au cœur de ces réflexions. Pour Paul, il s’agit d’un Quetzalcoatl des temps modernes. Non plus sur les marches des temples anciens, mais dans les nuages des centres de données mondiaux. Une intelligence qui absorbe les connaissances accumulées par l’humanité et crée de nouvelles formes à partir de celles-ci. Non pas à partir d’os, mais de données et de codes.
Aujourd’hui encore, les exemples semblent inoffensifs, presque ludiques. Des morceaux de musique dans le style de Beethoven ou de Bach, écrits par des algorithmes. Des poèmes générés en appuyant sur un bouton. Des assistants numériques qui répondent aux questions des clients et imitent la communication humaine. Mais pour Paul, il est clair que ce n’est que le début.
Le secteur de l’assurance en plein bouleversement
Ces technologies pourraient entraîner des changements fondamentaux dans le secteur de l’assurance en particulier. L’évaluation des risques, le traitement des sinistres, l’interaction avec les clients ou le développement de produits – presque tous les domaines peuvent être redéfinis par l’IA. En même temps, cela soulève des questions fondamentales : Les machines comprendront-elles mieux les risques que les humains à l’avenir ? Les algorithmes peuvent-ils remplacer l’empathie ? Et y aura-t-il encore de la place pour l’intuition et la responsabilité humaines dans un monde de plus en plus automatisé ?
Entre technologie et humanité
Le podcast évite les réponses simples. Il brosse plutôt le tableau d’une période de transition dans laquelle l’ancien ordre est déjà visiblement fragilisé, tandis que le nouveau commence à peine à émerger. Le véritable défi réside moins dans la technologie elle-même que dans la capacité des personnes et des institutions à faire face à cette incertitude.
Pour Paul l’assureur, l’assurance n’est pas seulement un secteur, mais aussi le reflet de l’évolution de la société. L’assurance couvre les risques, crée la confiance et la stabilité. Toutefois, c’est précisément cette fonction qui devient plus complexe que jamais dans un monde de plus en plus dynamique sur le plan technologique.
Que reste-t-il des personnes dans le système ?
Le message du podcast reste donc délibérément ouvert. Peut-être que quelque chose de nouveau est en train d’émerger des structures fragmentées du présent : imparfait, diversifié et différent de tout ce qui existait auparavant. La question cruciale est toutefois de savoir qui façonne ce nouveau monde : les individus eux-mêmes ou les systèmes qu’ils ont créés.
Binci Heeb
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