LBC Insurance Radar n° 17 : Le secteur de l’assurance – Entre solidité et nouveaux risques

Le secteur suisse de l’assurance jouit d’une solidité financière rarement observée auparavant, mais les défis auxquels il est confronté ne cessent de s’intensifier. La hausse des coûts de santé, l’évolution […]


Les assureurs qui allient expertise-conseil et technologies intelligentes s'imposent durablement sur le marché.

Les assureurs qui allient expertise-conseil et technologies intelligentes s'imposent durablement sur le marché.

Les assureurs qui allient expertise-conseil et technologies intelligentes s'imposent durablement sur le marché.

Le secteur suisse de l’assurance jouit d’une solidité financière rarement observée auparavant, mais les défis auxquels il est confronté ne cessent de s’intensifier. La hausse des coûts de santé, l’évolution des risques naturels et les dangers liés à l’intelligence artificielle exigent de nouvelles solutions. Le dernier épisode de « LBC Insurance Radar », présenté par Marco La Bella en collaborationavec thebrokernews, montre que c’est précisément dans ce contexte de tensions que l’association entre le conseil humain et la technologie prend de plus en plus d’importance.

Le rapport 2025 de la FINMA atteste de la santé exceptionnellement solide du secteur suisse de l’assurance. Les fonds propres ont considérablement augmenté et les ratios de solvabilité se maintiennent à un excellent niveau. Avec un bénéfice annuel de 24,4 milliards de francs suisses, soit une hausse de 136 %, la croissance a été impressionnante, principalement grâce à la hausse des rendements des placements, qui ont généré un rendement des fonds propres de 5 %. Bien que le volume des primes ait légèrement reculé pour s’établir à 149 milliards de francs suisses, en partie en raison de l’appréciation du franc suisse, cela n’a que peu d’incidence sur la situation fondamentalement solide du marché.

Les coûts des soins de santé ne cessent d’augmenter

L’évolution des coûts de l’assurance maladie obligatoire est moins encourageante : ils ont augmenté de 0,4 % en un an, ce qui correspond à une hausse de 21 francs par personne. Selon le dernier rapport de suivi des coûts de l’Office fédéral de la santé publique, les coûts moyens des soins de santé par assuré se sont élevés à 4 834 francs. La hausse a été particulièrement marquée chez les organismes de soins à domicile, avec 14,9 %, suivie d’une augmentation notable en psychothérapie et en kinésithérapie. L’évolution démographique, les progrès technologiques et la spécialisation croissante des prestations sont à l’origine de cette tendance. On observe des différences significatives entre les cantons : Schaffhouse a enregistré la plus forte hausse des coûts, tandis que Zoug a été le seul canton à faire état d’une baisse des dépenses.

Les aléas naturels et les risques liés à l’intelligence artificielle

Au cours du premier semestre 2026, les sinistres assurés liés aux catastrophes naturelles à l’échelle mondiale ont reculé à 42 milliards de dollars. Toutefois, cela ne doit pas occulter la tendance sous-jacente : la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques modifient durablement le paysage de l’assurance. Une étude menée par le professeur Martin Eling met également en lumière un nouveau domaine de risque : les conséquences économiques de scénarios de changement climatique extrême. Les pertes économiques potentielles pourraient dépasser les limites traditionnelles de l’assurance et soulignent le besoin urgent de stratégies de gestion des risques, associant les secteurs public et privé, pour cette nouvelle catégorie de risques.

Quand les hommes et les machines travaillent ensemble pour trouver des solutions

Un exemple concret illustre comment la technologie transforme le service client sans pour autant le remplacer : sous la direction de Gürkan Kuyu, CBP Finance a développé une application qui utilise l’intelligence artificielle pour répondre en temps réel aux questions relatives à l’assurance. Dans les situations particulièrement stressantes, comme une panne de voiture à l’étranger, une réponse rapide et automatisée peut être un véritable soulagement. Cette application n’a pas pour but de se substituer à un conseil en face à face. Au contraire : cette technologie est conçue pour libérer les conseillers des tâches répétitives afin qu’ils puissent se concentrer sur l’essentiel, à savoir établir des relations clients à long terme, tout en respectant en permanence des normes strictes en matière de protection des données.

Le message stratégique qui se dégage de tout cela est clair : les assureurs qui parviendront à associer leur expertise en matière de conseil à des technologies intelligentes sauront s’imposer sur le marché à long terme. La technologie doit être considérée comme un outil permettant d’approfondir l’engagement auprès des clients, et non comme un substitut au contact humain, car c’est là que réside le véritable avantage concurrentiel.

Binci Heeb

À écouter et à lire : LBC Insurance Radar n° 16 : Sickspan – l’angle mort de la planification de la retraite


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