Du courtier au partenaire de risque

Le rôle des courtiers d’assurance est confronté à un changement fondamental. La complexité croissante, les risques en réseau et les attentes de plus en plus grandes des clients exigent une […]


Comment les courtiers deviennent des partenaires en matière de risques : Marco La Bella, PDG, Silvia Kljajic, consultante senior, et Fabian Germann, consultant indépendant en gestion des risques, La Bella Consulting.

Comment les courtiers deviennent des partenaires en matière de risques : Marco La Bella, PDG, Silvia Kljajic, consultante senior, et Fabian Germann, consultant indépendant en gestion des risques, La Bella Consulting.

Comment les courtiers deviennent des partenaires en matière de risques : Marco La Bella, PDG, Silvia Kljajic, consultante senior, et Fabian Germann, consultant indépendant en gestion des risques, La Bella Consulting.

Le rôle des courtiers d’assurance est confronté à un changement fondamental. La complexité croissante, les risques en réseau et les attentes de plus en plus grandes des clients exigent une nouvelle image de soi : passer du statut de simple intermédiaire à celui de partenaire holistique en matière de risques. Le riskUpdate 2026 de La Bella Consulting à Kloten a donné des impulsions décisives sur la manière dont cette transition peut réussir.

Les exigences imposées aux courtiers en assurance évoluent sensiblement. La complexité croissante, les risques de plus en plus interconnectés et les attentes de plus en plus grandes du côté des clients remettent de plus en plus en question le rôle traditionnel du courtier. C’est précisément cette évolution qui a été au centre du riskUpdate 2026 de La Bella Consulting à Kloten. En substance, une thèse claire s’est dégagée : le courtier de l’avenir est bien plus qu’un simple intermédiaire pour les solutions d’assurance ; il évolue vers un partenaire global en matière de risques.

Combinaison de risques assurables et non assurables

Un élément clé de cette transformation est une compréhension élargie du risque. Si les risques classiques tels que les cas de responsabilité, les dommages matériels ou les interruptions d’activité peuvent être transférés par le biais de l’assurance, une grande partie des risques reste au sein de l’entreprise elle-même. Il s’agit notamment des défaillances informatiques et des cyber-risques, des dépendances à l’égard du personnel clé, des faiblesses organisationnelles et procédurales et des risques stratégiques. Dans la pratique, ces derniers sont souvent enregistrés de manière peu structurée, alors qu’ils sont cruciaux pour la stabilité et la viabilité future d’une entreprise. Une évaluation holistique des risques nécessite donc de combiner les deux perspectives.

Le fossé des attentes comme risque

L’écart entre les attentes des clients et celles des courtiers est un sujet de tension majeur. De nombreux mandats portent sur l’analyse de la situation en matière de risques ou sur la gestion globale des risques, mais en termes de mise en œuvre, l’accent est souvent mis sur les risques assurables. Du point de vue du client, la gestion des risques englobe beaucoup plus de choses, par exemple les risques informatiques, les questions organisationnelles ou les sujets stratégiques. Cette différence entre les attentes et les résultats peut entraîner des risques de responsabilité accrus, en particulier dans le contexte des obligations de diligence.

Gestion des risques dans les PME : beaucoup de potentiel, peu de structure

De nombreuses PME ne disposent pas des éléments de base d’une gestion structurée des risques. Souvent, il n’existe pas de vue d’ensemble cohérente des risques, ni d’évaluation systématique ou de rapport régulier sur les risques. Les risques ne deviennent souvent visibles qu’une fois qu’ils se sont déjà produits et qu’ils ont un impact correspondant sur la capacité opérationnelle.

Les approches pragmatiques en guise d’introduction

Des outils simples et pratiques sont de plus en plus importants pour rendre le sujet tangible. Un check-up compact des risques comportant seulement quelques questions peut permettre une première évaluation de la situation et révéler les principaux domaines d’action. De telles approches ouvrent la porte aux PME et aux courtiers qui souhaitent étendre leurs services de conseil.

De nouveaux modèles pour les courtiers

Dans le cadre de riskUpdate, des approches spécifiques ont été définies sur la manière dont les courtiers peuvent développer leur rôle. Il s’agit notamment d’élargir leur perspective au-delà des risques assurables, d’impliquer plus étroitement la direction et de se positionner en tant que « sparring partners » pour les décisions commerciales. Il s’agit de passer d’une gestion réactive de l’assurance à une approche proactive et holistique du risque.

Les modèles de partenariat : une opportunité

De nouveaux modèles de coopération offrent des possibilités de développement supplémentaires. Les courtiers peuvent s’intégrer dans des approches structurées de gestion des risques et élargir leur gamme de services sans abandonner leurs compétences de base. En même temps, cela renforce l’interface avec le client et soutient le positionnement en tant que partenaire de risque. Pour beaucoup, c’est l’occasion de tester de nouvelles approches de conseil dans leur propre environnement client.

La transformation de l’activité de courtage bat déjà son plein. Ceux qui développent activement leur rôle peuvent se différencier et se rapprocher des enjeux stratégiques de leurs clients. La question clé est de savoir comment ce changement peut être mis en œuvre de manière concrète et pratique.

Binci Heeb

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